Classroom


Le Puisard, le Voyageur et la Source

Contes Originaux de WorldWide Educative.

8–12 minutes

Avant-Propos

Pour ce tout premier contenu de la rubrique « Classroom » (Salle de Classe), nous vous emmenons dans une aventure narrative. Bien que les noms des personnages aient pu être adaptés, l’histoire est authentique et reflète des témoignages vécus, fondés sur des séances de lecture biblique et sur la compréhension de la Parole de Dieu.

Si ce contenu suscite des commentaires ou des préoccupations chez le lecteur, dont vous, notre équipe se fera un plaisir d’en discuter avec vous.

Le «Voyageur» fit un rêve au cours duquel il reçut la conviction profonde qu’une existence plus radieuse lui était destinée. Jusque-là, sa vie n’était pas mauvaise : il respirait, pouvait manger, dormir, se marier s’il le souhaitait et gagner un revenu d’une activité de son choix. Il était entouré d’êtres chers et son existence était, pour l’essentiel, faite de rires et d’expériences empreintes de compassion. Pourtant, il manquait quelque chose…

Le «Voyageur» ignorait quel était le but de sa vie. Le véritable but. Celui qui transcendait les apparences de son existence. Il vivait au rythme des repas et du sommeil, dans une monotonie quotidienne où acquérir des choses pour aussitôt les perdre semblait constituer la finalité même de l’existence. Il ne manquait ni d’argent ni de confort, mais de sens à sa vie. Aussi, une nuit, après avoir rêvé d’un lieu de repos et de sécurité dépassant l’entendement humain, il sut ce qu’il devait faire : quitter son cadre de vie ordinaire et confortable.

Le «Voyageur» entama son périple une fois qu’il eut rassemblé suffisamment de force et de courage, y voyant la confirmation que c’était la meilleure chose à faire et le moment opportun pour s’y lancer. Durant les premiers jours du voyage, tout lui parut étrange ; il découvrit des paysages inédits, et la nature lui semblait bien différente, voire rude. Il parvint toutefois à surmonter ces difficultés et à les accepter comme faisant partie intégrante de l’aventure, puisant sa force dans la certitude que ce voyage était le sien malgre tout.

Un jour, au cours de son périple, Le «Voyageur» trouva un endroit où s’installer pour quelque temps. Il décida d’y rester et de se bâtir un foyer, tout en réfléchissant à la direction que prendrait désormais sa vie. Comme il n’y avait pas d’eau à proximité de sa nouvelle demeure, Le «Voyageur» décida de s’aventurer vers la partie droite de la plaine. Après avoir marché quelque temps — sans s’éloigner outre mesure —, il la vit enfin : La Source ! Elle était entourée d’arbres, le paysage était flamboyant! L’eau y était d’une pureté et d’une fraîcheur remarquables. Le «Voyageur» se promit de ne pas quitter ce lieu de sitôt. Chose étonnante, les environs regorgeaient de fruits, de fleurs et d’animaux qui profitaient eux aussi de la beauté du paysage. Il était même facile de trouver un récipient pour boire à la source. Tout y était. Sauf une chose…

Le «Voyageur» revint dans la plaine où il avait décidé de s’installer. À l’aide des matériaux rassemblés près de La Source, Le «Voyageur» entreprit de bâtir un lieu de vie magnifique. Si cette première demeure reflétait déjà l’habileté de son constructeur, elle était aussi appelée à se perfectionner au fil des jours, à mesure que Le «Voyageur» se concentrerait sur son objectif et apprendrait à mieux cerner les attentes de sa nouvelle vie.

Au beau milieu d’une nuit, Le «Voyageur» entendit un grand bruit provenant du nord de la plaine et décida de suivre le son pour en découvrir la source. Il s’avança vers l’origine du vacarme, aussi prudemment mais aussi rapidement que possible. En chemin, il aperçut une multitude de plantes et d’animaux morts. La route semblait mener vers un lieu où se jouait un « vol de destin », tout en conservant cette étrange fascination qui incitait à poursuivre le trajet malgré tout.

Une fois sur place, là d’où provenait le bruit, Le «Voyageur» découvrit un spectacle qu’il n’aurait jamais imaginé ! Le paysage regorgeait de plantes, d’animaux et de créatures artificiels d’une grande beauté, ressemblant à s’y méprendre à ceux qui se trouvaient près de La Source ! Le site s’enfonçait de quelques mètres en contrebas ; il fallait donc descendre pour y accéder et s’approcher de ce qu’il offrait à voir. Chaque plante et chaque créature semblait avoir été installée là de force : elles ne pouvaient pas pousser, car elles n’étaient pas naturelles. On y trouvait également des systèmes d’arrosage ainsi qu’une fontaine, destinés à créer une illusion de beauté naturelle, de calme et de sérénité.

« C’est étrange, mais quel spectacle fascinant ! » s’exclama Le «Voyageur» . « Cela ressemble trait pour trait à ce que j’ai vu près de La Source ! Se pourrait-il que ces deux lieux soient identiques, mais situés dans des espaces différents ? » Ce n’était là qu’une réaction spontanée due à la surprise. Car Le «Voyageur» savait, tout comme n’importe quel être humain, que les fleurs artificielles et les fleurs naturelles ne sont pas la même chose : les unes sont la copie des autres. Pourtant, ici, même les fleurs artificielles avaient besoin des ressources de La Source.

À mesure que la surprise grandissait, le son que Le «Voyageur» avait perçu en premier devint plus distinct. Il s’agissait d’un grand tambour, disposé à certains endroits du jardin pour rappeler aux visiteurs du « Puisard (Gouffre)» d’en prendre soin : arroser les plantes artificielles, nettoyer les animaux, réparer ceux qui étaient cassés. Car ils se brisaient constamment ; les éléments naturels, comme la météo et la qualité de l’air, les détérioraient. La fontaine finissait aussi par s’assécher et devait être remplie à nouveau.

Ce que le vacarme des instructions du Puisard ne disait pas au «Voyageur» , c’est que chaque journée consacrée à réparer et à embellir ce lieu serait une journée perdue pour se concentrer sur ses objectifs et son but de vie principal. Le Puisard drainait son énergie vitale sans lui offrir la moindre compensation en retour. Nous l’avons tous deviné : Le Puisard était un piège à destin !

Dès son premier jour de travail au Puisard, Le «Voyageur» comprit que toutes les ressources nécessaires à ce lieu ne se trouvaient qu’à La Source et dans ses environs. Il fit donc inlassablement la navette entre Le Puisard et La Source: il y puisait de l’eau, y cueillait des fleurs pour en fabriquer des artificielles à l’image des originales, et allait même jusqu’à y capturer des animaux afin d’en créer des répliques pour Le Puisard.

Les jours et les nuits s’écoulaient ; Le «Voyageur» se trouvait pris au piège, tiraillé entre la nécessité de puiser des ressources à La Source pour ravitailler Le Puisard et celle de simplement vivre sa propre existence. S’il ne s’exécutait pas, le vacarme émanant du Puisard ne cesserait jamais. Le «Voyageur» poursuivait donc sa tâche, se sentant toujours plus vidé, épuisé et désorienté. Il se sentait perpétuellement partagé entre deux mondes : l’un offrait toute sa bienveillance sans jamais recevoir de gratitude — subissant au contraire la destruction —, tandis que l’autre réclamait sans cesse davantage, s’appropriant tous les mérites et les gratifications. Si rien n’était cédé à ce dernier, des bruits assourdissants venaient troubler la paix et la sérénité du «Voyageur» . Un vacarme incessant.

Un jour, alors que Le «Voyageur» revenait à La Source pour se ressourcer — en quête d’eau et de nourriture, et impatient de récolter des ressources supplémentaires pour Le Puisard — une voix s’éleva du jardin de La Source pour lui demander pourquoi il avait toujours besoin d’autant de ressources, sans pour autant sembler revenir à La Source empreint de joie. Par ailleurs, le jardin avait subi de nombreuses perturbations entre-temps ; il avait fallu une intervention divine et une vigilance accrue pour couvrir les allées et venues du «Voyageur». La voix exigea des explications de sa part.

Le «Voyageur», prit le temps nécessaire pour raconter son histoire : comment il était arrivé à la Source, comment il avait découvert Le Puisard et ce qu’était devenue sa vie depuis qu’il était tiraillé entre ces deux environnements — sans oublier son choix de vivre dans la plaine.

La voix dans le jardin demanda au «Voyageur» pourquoi il s’occupait ainsi du Puisard. Le «Voyageur» expliqua que sa santé mentale dépendait du fait d’embellir Le Puisard ; sans cela, il ne connaîtrait aucune paix. Les bruits assourdissants, lui rappelant qu’il avait manqué le calendrier d’entretien du jardin du Puisard, lui étaient insupportables. Il lui fallait donc continuer à entretenir Le Puisard afin de pouvoir gagner son repos.

La voix demanda au «Voyageur» de confirmer si c’était là toute son histoire ; Le «Voyageur» répondit par l’affirmative. Il ajouta que Le Puisard n’en avait jamais assez, de toute façon. Par ailleurs, poursuivit-il, il n’avait pas le loisir de concrétiser les projets de vie qu’il avait toujours envisagés. Ses seuls lieux de repos se trouvaient entre sa maison et La Source — des endroits où il ne pouvait malheureusement guère s’attarder, tant Le Puisard accaparait toute son existence.

La voix répondit ainsi au «Voyageur» : « Aujourd’hui, le choix t’appartient. Soit tu choisis une vie de paix, soit tu poursuis la voie du vacarme. Le vacarme du Puisard est un piège destiné à attirer et retenir quiconque s’y aventure ; celui qui, tout en percevant le décalage flagrant entre l’image projetée par ce lieu et sa capacité réelle à subsister naturellement, choisit néanmoins d’y rester malgré les signes alarmants. Tu peux échapper au piège du Puisard en t’en éloignant, tout comme tu as quitté La Source pour te lier au Puisard. Ce vacarme cessera de t’attirer une fois que tu auras pris cette décision. Mais ce choix doit émaner de toi seul. Quant à La Source : si tu optes pour Le Puisard, tu ne peux plus continuer à puiser en elle. Car toute source revendiquant la souveraineté de la beauté et de la paix se doit de produire ses propres ressources et de les faire perdurer. La Source n’est pas une ressource destinée au Puisard, mais aux âmes vides ou à moitié pleines, afin qu’elles soient comblées et le demeurent. Chacun est libre de faire de La Source sa ressource principale, ou de choisir Le Puisard. Comprends-tu ? »

Le «Voyageur» répondit par l’affirmative. La voix lui conseilla de rentrer chez lui et de réfléchir à ce qu’ils avaient partagé. Elle lui indiqua également qu’une fois son choix arrêté, il lui suffirait de vivre en conséquence.

P.-S. : Nous faisons cette pause pour permettre au «Voyageur» de réfléchir lui aussi à son choix. Rendez-vous dans l’espace commentaires.

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Le Puisard (Gouffre), Le « Voyageur » et La Source – Questions de Reflexion!(


Note : Le «Voyageur» désigne tout être humain engagé dans le parcours de la vie, tiraillé entre le monde des apparences et l’authenticité. C’est cette voix intérieure pour qui le choix du destin exige un prix plus élevé que les pressions sociales. Ce terme transcende les statuts sociaux, les origines nationales, la religion, le genre ou tout autre critère distinctif. Il ne s’agit donc pas d’un contenu ciblé, mais d’une réflexion.

« Le Puisard (Gouffre) » représente le choix de l’apparence au détriment de l’authenticité et de l’originalité ; c’est une forme de séduction qui vide l’individu de sa substance. On le sait, on le pressent, mais faute de prendre position avec fermeté, on subit la situation jusqu’à ce que ce processus finisse par nous écarter du chemin de notre vie.

«La Source» est le choix de la Vie et de l’authenticité. Elle est droite et étroite. Parce qu’elle offre une voie aisée vers la Grâce et la plénitude, les Hommes (humanité) peinent à comprendre qu’elle est certes moins coûteuse, mais nullement bon marché ; elle ne saurait donc justifier l’irresponsabilité.

«La Voix» peut être assimilée à la conscience, à l’esprit ou même à Dieu. Le Seigneur Jésus-Christ est là pour tous ; c’est une réalité toute simple. Toutefois, choisir le Christ et demeurer en Lui est une décision que nous devons prendre chaque jour, face aux séductions.

4 thoughts on “Classroom”

  1. “The Sump” is surely a nightmare!

    A waste of life investment. It most importantly must feel stimulating at first sight, but the exhaustion on the long run is quasi suicidal.

    The Lord help us to always make the choice of life at all times in HIS Supreme and Redemptous Name, Jesus Christ.

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  2. Voyageurs 🎉, very relatable story for me.

    Traveling life style is a place to experience the challenges related to being attracted by the Sump, but being conscious we can’t achieve anything without the Spring. A very strange duality to experience or being faced with at a certain point.

    Thank the Holy Spirit for the Capacity to choose the path of Life always. Fulfilled Life as well.

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